La métaphore est une figure qui joue sur le détournement de la signification d’un mot.

Comment ça marche ?

La métaphore substitue au sens habituel du mot comparé (celui au cœur du propos), un autre sens, celui du comparant. La métaphore joue donc sur une ressemblance propre ou figurée entre ce comparant et ce comparé.
A l’inverse de la comparaison, la métaphore ne nécessite pas un outil de comparaison pour rapprocher ces deux termes (comme, tel, ...)

Différents types de métaphores

la métaphore in praesentia

Dans la métaphore in praesentia on remarque la persistance de la présence du comparé. (dans l’exemple le comparé est ‘ce vendeur’ )
Exemple : ce vendeur est une véritable langue de vipère.
On peut noter aussi dans cette phrase que le verbe « être » permet d’aller plus loin que la simple ressemblance : il permet une véritable identification.

la métaphore in absentia

Avec la métaphore in absentia on en revient à la considération originelle de la métaphore dont l’étymologie issue du grec ancien peut être traduit par « transporter le sens »
Exemple : Quelle langue de vipère !
La métaphore in absentia marque la disparition du comparé et on ne retiendra que le comparant (dans l'exemple le comparant est la ‘langue de vipère’). Dans cet exemple on comprend bien que l’on parle, certes en des termes peu glorifiant, d’une personne qui par exemple divulgue des ragots et non de l’organe du reptile.

la métaphore filée

La métaphore filée est une continuation de l’exploitation sur un même thème et durant tout un passage d’une métaphore principale.
Par Exemple dans La peur par G. de MAUPASSANT : on remarque une métaphore filée exploitant la métaphore de départ liant le sable d’un désert à l’océan :
« Vous connaissez le sable uni, le sable droit des interminables plages de l'Océan. Eh bien ! figurez-vous l'Océan lui-même devenu sable au milieu d'un ouragan ; imaginez une tempête silencieuse de vagues immobiles en poussière jaune. (…) Sur cette mer furieuse, muette et sans mouvement, le dévorant soleil du sud verse sa flamme implacable et directe. Il faut gravir ces lames de cendre d'or, redescendre, gravir encore, gravir sans cesse, sans repos et sans ombre. »

Rébecca May CHALONS.M

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